Betsabee Romero
Home
Tyres / Llantas
Photos / Fotos
Models / Maquetas
Painting / Pintura
Videos
Catalogo razonado
biography

AU BORD DU PAYSAGE

3 llantas de tractor intervenidas con diferentes tipos de paisajes
FRANCIA 2005

mezquita


mezquita


mezquita


Ponchadas por el paisaje o El paisaje como vía de construcción de la utopía

El paisaje como metáfora de nuestras esperanzas y visibilidad de utopías ha sido un tema recurrente en la historia del arte y particularmente en el trabajo de Betsabée Romero (México D.F. 196???). En sus pinturas, instalaciones e intervenciones Betsabée toma imágenes prestadas de la realidad y de otros artistas para construir un sistema de identidad que aglutina a diversas comunidades, urbanas y no urbanas. Su trabajo con carros y sus partes pretende hacer evidente las tensiones existentes en el mundo moderno entre lo natural, lo artificial, la tradición y sus resultados. El automóvil, objeto que representa por antonomasia el desarrollo de la modernidad, es el eje principal de sus obras y preocupaciones; al utilizarlo como un instrumento que se refiere a nuestro supuesto bienestar, al mismo tiempo plantea la idea evidente de nuestras luchas por mantenernos dentro de una noción de progreso evolutivo, aunque este genere basura, contaminación, degradación y accidentes. En contradicción, el automóvil nos transporta, permite el conocimiento y la relación con otros, lejanos o cercanos. Su constitución se acerca, en sus formas y funciones, cada vez más a un ser viviente, a una extensión de nuestro cuerpo. Las llantas, objetos que sostienen y dan posibilidad de movimiento al carro, son retomadas en este caso como un instrumento que plantea, por lo que es y por cómo funciona, la memoria que deja huella y al mismo tiempo se desgasta al transcurrir por caminos y calles.
Ponchadas por el paisaje es una intervención sobre el paisaje francés con otro paisaje, un palimpsesto que empalma la naturaleza y sus perfiles como fondo y una construcción para la reinterpretación de la utopía que nos propone la artista. Unas llantas despojadas de su función real son travestidas con árboles bonsáis y cactus que surgen de sus entrañas para mostrar el triunfo de la naturaleza frente a los logros del hombre moderno. Las llantas degradadas son conquistadas en su material y formas por plantas que en su desarrollo se apropian de un terreno que nos parece infértil e inútil. Una esperanza postindustrial que nos hace voltear, para mirar y retomar, algunos supuestos de los artistas románticos cuando planteaban la escala humana frente a la fuerza y grandiosidad de la naturaleza. No se trata aquí de una visión postapocalíptica, sino de maquetas para la construcción de nuestro futuro, del futuro que no existe y se puede enquistar sobre lo que hoy es cotidiano.

Edgardo Ganado Kim

Crevées par le paysage ou Le paysage en tant que voie de construction de l’utopie.

Le paysage en tant que métaphore de nos espérances et visibilité d’utopies, est un thème récurrent dans l’histoire de l’art, et plus particulièrement dans le travail de Betsabée Romero (Mexico, 1963). Dans ses peintures, installations et interventions, Betsabée reprend des images prises a la réalité ainsi qu’a d’autres artistes pour construire un système d’identité qui agglutine plusieurs communités, urbaines et non urbaines. Son travail avec des voitures entières, ou seulement des pièces, prétend rendre évident les tensions qui existent dans notre monde moderne, entre le naturel, le artificiel, la tradition et ses résultats. La voiture, un objet qui représente par excellence le développement de la modernité, est en fait l’axe principal de son travail et de ses préoccupations, en l’utilisant en tant qu’instrument qui se réfère a notre soit disant bien-être, pose, en même temps, l’idée évidente de nos luttes afin de nous maintenir dans une notion de progrès évolutif, bien que cela génère déchets, pollution, dégradations et accidents. En contradiction, la voiture nous transporte, permet la connaissance et la relation avec les autres, qu’ils soient près ou loin. Sa constitution se rapproche, de par ses formes et ses fonctions, de plus en plus a un être humain, a une extension de notre propre corps. Les pneus, objets qui soutiennent et offrent la possibilité de mouvement au véhicule, son repris, dans ce cas, comme des instruments qui représentent, pour ce qu’ils sont et comment ils marchent, la mémoire qui laisse des empreintes et en même temps, se désagrège en passant dans les chemins et dans les rues.

Crevées par le paysage est une intervention sur le paysage français avec un autre paysage, un palimpseste qui embrasse la nature et ses profils comme fond, et une construction pour la ré interprétation de l’utopie que l’artiste nous propose. Quelques pneus privés de leur fonction réelle son travestis a l’aide de bonsaï et de cactus qui surgissent de leurs entrailles, afin de montrer le triomphe de la nature face aux succès de l’homme moderne. Les pneus dégradés son vaincus dans leur propre matériel et dans leurs formes par des plantes qui, en se développant, s’approprient ce terrain qui nous paraissait totalement infertile et inutile. Un espoir postindustriel qui nous oblige a nous retourner pour regarder et reprendre quelques idées d’artistes romantiques lorsqu’ils exposaient l’échelle humaine face a la force et la grandeur de la Nature. On ne parle pas ici d’une vision post-apocalyptique, sinon de maquettes pour la construction de notre avenir, du futur qui n’existe pas et peut s’enkyster sur ce qui aujourd’hui est quotidien.


Juin 2005, México, Edgardo Ganado Kim



Artists | Galleries | Maps | Openings | Ferias | Contact Us