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AU BORD DU PAYSAGE 3 llantas de tractor intervenidas con diferentes tipos de paisajes |
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Ponchadas por el paisaje o El paisaje como vía de construcción de la utopía El
paisaje como metáfora de nuestras esperanzas y visibilidad de utopías
ha sido un tema recurrente en la historia del arte y particularmente en
el trabajo de Betsabée Romero (México D.F. 196???). En sus
pinturas, instalaciones e intervenciones Betsabée toma imágenes
prestadas de la realidad y de otros artistas para construir un sistema
de identidad que aglutina a diversas comunidades, urbanas y no urbanas.
Su trabajo con carros y sus partes pretende hacer evidente las tensiones
existentes en el mundo moderno entre lo natural, lo artificial, la tradición
y sus resultados. El automóvil, objeto que representa por antonomasia
el desarrollo de la modernidad, es el eje principal de sus obras y preocupaciones;
al utilizarlo como un instrumento que se refiere a nuestro supuesto bienestar,
al mismo tiempo plantea la idea evidente de nuestras luchas por mantenernos
dentro de una noción de progreso evolutivo, aunque este genere
basura, contaminación, degradación y accidentes. En contradicción,
el automóvil nos transporta, permite el conocimiento y la relación
con otros, lejanos o cercanos. Su constitución se acerca, en sus
formas y funciones, cada vez más a un ser viviente, a una extensión
de nuestro cuerpo. Las llantas, objetos que sostienen y dan posibilidad
de movimiento al carro, son retomadas en este caso como un instrumento
que plantea, por lo que es y por cómo funciona, la memoria que
deja huella y al mismo tiempo se desgasta al transcurrir por caminos y
calles. Edgardo
Ganado Kim Crevées par le paysage ou Le paysage en tant que voie de construction de l’utopie. Le paysage en tant que métaphore de nos espérances et visibilité d’utopies, est un thème récurrent dans l’histoire de l’art, et plus particulièrement dans le travail de Betsabée Romero (Mexico, 1963). Dans ses peintures, installations et interventions, Betsabée reprend des images prises a la réalité ainsi qu’a d’autres artistes pour construire un système d’identité qui agglutine plusieurs communités, urbaines et non urbaines. Son travail avec des voitures entières, ou seulement des pièces, prétend rendre évident les tensions qui existent dans notre monde moderne, entre le naturel, le artificiel, la tradition et ses résultats. La voiture, un objet qui représente par excellence le développement de la modernité, est en fait l’axe principal de son travail et de ses préoccupations, en l’utilisant en tant qu’instrument qui se réfère a notre soit disant bien-être, pose, en même temps, l’idée évidente de nos luttes afin de nous maintenir dans une notion de progrès évolutif, bien que cela génère déchets, pollution, dégradations et accidents. En contradiction, la voiture nous transporte, permet la connaissance et la relation avec les autres, qu’ils soient près ou loin. Sa constitution se rapproche, de par ses formes et ses fonctions, de plus en plus a un être humain, a une extension de notre propre corps. Les pneus, objets qui soutiennent et offrent la possibilité de mouvement au véhicule, son repris, dans ce cas, comme des instruments qui représentent, pour ce qu’ils sont et comment ils marchent, la mémoire qui laisse des empreintes et en même temps, se désagrège en passant dans les chemins et dans les rues. Crevées par le paysage est une intervention sur le paysage français avec un autre paysage, un palimpseste qui embrasse la nature et ses profils comme fond, et une construction pour la ré interprétation de l’utopie que l’artiste nous propose. Quelques pneus privés de leur fonction réelle son travestis a l’aide de bonsaï et de cactus qui surgissent de leurs entrailles, afin de montrer le triomphe de la nature face aux succès de l’homme moderne. Les pneus dégradés son vaincus dans leur propre matériel et dans leurs formes par des plantes qui, en se développant, s’approprient ce terrain qui nous paraissait totalement infertile et inutile. Un espoir postindustriel qui nous oblige a nous retourner pour regarder et reprendre quelques idées d’artistes romantiques lorsqu’ils exposaient l’échelle humaine face a la force et la grandeur de la Nature. On ne parle pas ici d’une vision post-apocalyptique, sinon de maquettes pour la construction de notre avenir, du futur qui n’existe pas et peut s’enkyster sur ce qui aujourd’hui est quotidien.
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